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Pascal Briand : "Le Roller-Derby a son propre univers et ses propres valeurs"

Pascal Briand : "Le Roller-Derby a son propre univers et ses propres valeurs"

Nous avons eu la chance d'échanger avec Pascal Briand, à propos de sa mission de Conseiller Technique National délégué auprès du roller derby, et de l'avenir des équipes de France. Un échange dense mais passionnant !

On l'a vu lors du communiqué de la FFRS annonçant ta nouvelle mission, tu es un sportif accompli dans le domaine du roller, et ce dans plusieurs disciplines. Quels sont les éléments que tu souhaites que l'on retienne de ce parcours sportif ?

Mon objectif de vie sportive était, depuis gamin, de devenir champion du monde: un rêve de gosse auquel j’ai voulu m’accrocher en bon Breton têtu !

Je suis plutôt de nature humble mais je ne peux qu’être fier de ce que j’ai accompli sur le plan sportif : 8 titres de Champion du Monde en Course (en roller-inline donc – ndlr) et une qualification en patinage de vitesse sur glace pour les Jeux Olympique de Vancouver en 2010.

Au niveau de l’épanouissement personnel, je retiendrais la grande variété des connaissances techniques et pédagogiques que j’ai assimilé et appris à transmettre au travers de mon expérience en roller. 

Comment as-tu découvert le roller derby, et as-tu décidé de le pratiquer au sein de Quads Guards ?

J’ai découvert brièvement le roller derby après une rencontre avec Bravehurt (président de l'association roller derby Toulouse). En 2012, j’organisais un colloque sur la valeur ajoutée de la préparation physique pour la ligue Midi-Pyrénées de Roller Sports et j’y avais donc invité les clubs de roller derby.

A la suite de cette rencontre, j'ai entretenu des contacts réguliers avec les différents clubs de roller derby, affiliés à la course, de la région, dans le cadre de mon travail à la fédération. Le 11 janvier 2014, je suis allé voir le championnat intraligue féminin à Toulouse, et j’ai débuté dans la foulée car j’étais vraiment séduit.

L’organisation, la culture, l’ambiance étaient vraiment au top et l’aspect technique de la pratique m’a donné envie de rechausser mes quads. J’avais déjà rencontré l’équipe des Quad Guards, qui venait alors de remporter la Men’s European Cup (MEC) 2013, lors de la remise du trophée de la ligue Midi-Pyrénées qui récompense les athlètes et les équipes de la région qui performent. Je me suis donc racheté une paire de quads et j’ai commencé en cachette en refaisant un peu de rink-hockey, pour reprendre des bases d’agilité.

J'ai été séduit par les dimensions sociales et culturelles présentes dans le roller-derby.

Ensuite, il y a un an environ, je me suis retrouvé dans le groupe des freshs meats de Roller Derby Toulouse, puis j’ai intégré la réserve pour être finalement sélectionné au sein de l’équipe des Quad Guards quelques mois avant le MEC 2014, pour mon premier match. Je suis vite devenu accro ! Je regardais un match presque tous les soirs avant de me coucher pour bien assimiler les règles, observer les tactiques et les points clés à développer.

Au-delà du sport en lui-même j’ai également été séduit par les dimensions sociales et culturelles présentes dans le roller derby. Bien plus que du sport, le roller-derby a son propre univers et ses propres valeurs. Le « DIY », la devise « By the skaters for the skaters », la culture graphique, le rôle clé joué par les réseaux sociaux et la dimension créatrice présente au sein du roller derby lui confèrent des dimensions sociales et culturelles fortes. Un atout incontestable par rapport aux autres disciplines. On peut s’exprimer et trouver sa place autrement que par l’unique performance sportive. Le roller derby est bien plus qu’un sport et c’est cela qui m’intéresse particulièrement : on recherche des résultats et de l’épanouissement personnel.

Certains n'avaient pas compris que tu étais déjà un Cadre Technique National (parmi les 19 que compte la FFRS) avant d'être missionné pour le roller derby, peux-tu expliquer aux novices des arcanes fédérales en quoi consiste ce poste, et comment tu en es arrivé à l'occuper ?

Plus que les arcanes fédérales, cela concerne l’organisation du sport en France qui repose sur deux piliers essentiels : le mouvement sportif (les associations, les fédérations), qui impulse les actions et le développement de la pratique sportive, et les acteurs publics (ministère et acteurs publics territoriaux), qui ont un rôle de coordination et de soutien pour toutes les actions menées par le mouvement sportif.

Le Cadre Technique National (CTN) intervient dans ce cadre-là : lorsqu’une discipline se développe, il est mandaté pour apporter son appui « technique » et ses compétences au mouvement sportif qui, lui, reste en charge de la définition des grandes orientations et objectifs à mettre en œuvre pour la discipline, à travers ses membres représentants (les membres de la Commission dans le cas du roller-derby).

Cela n’est pas facile à comprendre car il s’agit d’un métier très peu connu. C’est un poste qui s’obtient en passant un concours de la fonction publique ou grâce à certaines passerelles pour les sportifs de haut niveau : les recrutements sont donc gérés au niveau du Ministère. Pour ma part, je suis CTN depuis Septembre 2000 à la FFRS avec uniquement des missions sur la discipline course telles que :

- Les équipes de France Jeune pour les catégories juniors B (filles et garçons) et cadets (filles et garçons).

- La détection : je suis responsable d’un programme de formation des jeunes patineurs de course. C’est d’ailleurs ma mission principale.

- La rédaction de documents techniques et pédagogiques. Comme par exemple la Lettre aux Entraîneurs sur le site de la FFRS.

- La formation d’entraîneurs sportifs sur les diplômes fédéraux : BEF1 (course) et sur les diplômes d’état (CQP, DEJEPS…)

- Le développement : accompagnement du comité course dans les projets de réforme des championnats, et diverses actions de développement 

Il est de coutume que les CTN soient spécialisés par discipline mais j’avais, de mon côté, déjà formulé au Directeur Technique National (DTN) ma volonté de devenir pluridisciplinaire. Avec la création de la Commission roller derby, il y a des besoins qui se sont créés et ma hiérarchie m’a proposé de prendre en charge ce dossier à hauteur de 5 à 10% de mon temps de travail. Il n’y a pas d’appel à candidature, car cela ne relève pas de la responsabilité du mouvement sportif. Toutes les disciplines sportives ne se voient pas attribuer de CTN pour les accompagner, c’est un peu comme un « bonus » pour la discipline.

Le travail effectué avec les Team France était extraordinaire et exemplaire.

Ma mission va donc consister à travailler sur le « projet sportif », (un document interne à la fédération qui précise les objectifs à atteindre, les moyens à mettre en œuvre et les indicateurs à suivre) avec la Commission, ainsi que sur l’équipe de France et ses collectifs féminins et masculins.

Sur ce thème, je dois apporter mon aide et mettre mon expertise à profit de la Commission roller derby pour la création et la mise en place de l’équipe de France. J’ai la chance d’avoir été pendant 16 ans en équipe de France de course, 4 ans en équipe de France Olympique en patinage sur glace de vitesse et cinq ans entraîneur des jeunes sur la course. À moi maintenant de transmettre mon expertise dans ce domaine, pour accompagner les spécialistes du roller derby et les aider au fonctionnement de l’équipe de France. Le travail effectuer avec les Team France était extraordinaire et exemplaire (d’autres disciplines et d’autres sports devraient d’ailleurs s’en inspirer !), mais ne pouvait pas être reconnu à sa juste valeur car l’appellation « équipe de France » est protégé par le Ministère des Sports.

Maintenant, que le roller derby possède sa propre commission au sein de la FFRS, ce sport peut être reconnu et disposer d’une appellation « équipe de France » officielle. J’imagine la frustration qu’il y a eu à une époque où le roller-derby n’a pas pu utiliser ce titre mais il faut bien comprendre qu’il s’agit là d’une obligation ministérielle. C’est ce dernier qui donne délégation aux fédérations. C’est aussi pour cela que le Ministère met des CTN à disposition des fédérations.

Parfois il existe une grande méfiance vis-à-vis des hommes qui « débarquent » dans le roller derby, quelle est ton expérience du sport féminin et ta connaissance de l'Histoire et des valeurs féministes du roller derby ?

C’est quand même assez normal comme réaction au départ. Je ne suis pas connu dans le milieu et la pratique est principalement féminine et marquée par ses valeurs féministes et d’empowerment féminin. Il y a donc une méfiance à voir des hommes arriver, d’autant plus que ce sont des femmes qui ont su modifier et moderniser la pratique du roller derby pour la démocratiser. De vous à moi, si des hommes avaient été à l’origine de ce changement je pense qu’il n’y aurait malheureusement que la dimension sportive qui ressortirait et que le roller derby ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui.

Le roller derby actuel va plus loin que la discipline sportive et c’est certainement grâce aux femmes qu’il y a cette dimension supplémentaire. Alors c’est normal qu’elles le revendiquent et se défendent. Je comprends parfaitement cette problématique de représentativité. Mais en tant que CTN, mon rôle n’est pas là, il est dans l’appui technique aux représentants.

Je n’ai pas d’expérience spécifique du sport féminin. Je suis en revanche bien conscient que l’égalité femme/homme n’est pas respectée dans de nombreuses disciplines. Il suffit de voir à la télévision les écarts de temps de diffusion entre les hommes et les femmes ou les différences de primes financières sur les compétitions par exemple…

Dans le cadre de mes missions « course », je côtoie l’ensemble des pratiquants, hommes et femmes, et j’ai parfois proposé des projets spécifiques pour les femmes au sein de la discipline, car on constate malheureusement un écart de résultats entre les hommes et les femmes dans la course sous les couleurs de l’équipe de France. Ceci peut s’expliquer par plusieurs raisons : beaucoup d’entraîneurs sont des hommes, et s’investissent malheureusement moins pour les femmes, car ils ne se retrouvent pas forcément sur des mêmes modes de fonctionnement, ou tout simplement car il y a encore un côté macho (je parle dans le sport en général et pas spécifiquement du roller).

Je ne pense pas être dans ce mode de fonctionnement et j’espère bien que l’on me mettra un gros coup de pied au cul si je tombe dans ce travers. D’ailleurs, le fait que le roller derby ait permis de développer des vocations de coach chez de nombreuses femmes est une véritable chance pour la pratique sportive ainsi que pour la diversité des modes de fonctionnement, et j’espère que cela perdurera à haut niveau.

Quel sera le détail de ta mission vis-à-vis des Team France féminine et masculine ? Aujourd'hui nous avons un collectif éparpillé pour les premières et un autre en pleine constitution pour les hommes, la FFRS veut-elle prendre la main sur ces collectifs ? Si oui, de quelle manière ? Comment s'articulerait ton travail avec celui des coachs de ces équipes ?

La première chose à faire est d’analyser la situation pour faire une transition entre les « Team France », qui sont des structures associatives et l’équipe de France « officielle ». Actuellement, les Team France naissent, vivent et meurent au rythme d’un mandat. Cette notion n’existe pas au niveau de l’équipe de France, qui est une structure pérenne.

La FFRS veut-elle prendre la main ? La question est un peu nébuleuse mais c’est cependant la bonne question car c’est celle qui est souvent formulée. Ce qu’il faut comprendre c’est que ce que l’on dénomme FFRS singulièrement est en fait ni plus ni moins que les pratiquants du roller derby qui constituent la Commission roller derby.

Pour ce qui concerne l’équipe de France, ils sont par ailleurs appuyés par la DTN (Direction Technique Nationale - dirigée par le Directeur Technique National, qui encadre les CTN) qui coordonne et gère les équipes de France pour toutes les disciplines. Dans notre cas, j’ai en charge de mettre en place et coordonner l’équipe de France de roller derby. L’objectif va donc être de constituer l’encadrement de l’équipe de France en trouvant les entraîneurs et les adjoints compétents pour les postes nécessaires.

Fondamentalement, ça ne va pas changer grand-chose : le processus est déjà lancé avec la « FAT LINE » pour la Team France masculine donc il n’y a pas de raison de remettre en cause ce choix des pratiquants. Les « Head Coach », « Line Up Manager », « Jammer Coach » et « Blocker Coach » seront donc intégrés directement dans l’encadrement de l’équipe de France pour la partie « collectif masculin » s’ils le souhaitent.

Pour le collectif féminin, nous lancerons un appel à candidature en mai pour ces mêmes postes. La partie médicale se fera en accord avec la Commission Médicale de la Fédération. Il faudra donc intégrer les personnes actuellement actives dans les listings avec le médecin fédéral. En ce qui concerne la logistique, cela sera du ressort du CTN, en concertation importante avec la Commission roller derby et les head coachs. Pour la communication, le merchandising, cela passera également par le biais du CTN et surtout par la Commission roller derby. 

Pour résumer, les 3 différences fondamentales seront:

- que l’appellation « équipe de France » sera officielle et reconnue comme toutes les autres équipes de France (il faudra cependant faire une différence avec la reconnaissance de haut niveau dont on parlera plus tard),

- que l’équipe de France aura une vie pérenne par rapport aux Team France actuelles,

- que le choix de l’encadrement se verra également imposer des règles pérennes.

Jusqu’alors, les précédentes Team France avaient pris en charge la sélection du staff pour les saisons suivantes, puis ce nouveau staff avait pris en charge la détection et la formation des équipes. Demain, la sélection des coachs sera faite par le CTN, sur la base des candidatures reçues. Ils pourront exercer leur fonction pour plusieurs mandats, tant qu’ils sont efficaces et motivés. Il en va de  même pour moi : si je ne remplis pas mon rôle correctement, alors le DTN me remplacera. 

Ce qui ne va pas changer :

- Les entraîneurs et leurs adjoints seront spécifiques au roller derby : encadrés par des patineurs pour des patineurs, car c’est bien la devise du derby et de toute manière dans toutes les disciplines de la FFRS c’est également le cas. Les responsables des équipes de France et surtout les entraîneurs sont issus de leurs disciplines. Je précise bien que mon rôle ne sera pas d’entraîner !  Je mets en place le système et je le coordonne. Après les spécialistes jouent bien leur rôle. 

- Les entraîneurs (ou head-coachs) choisiront les joueuses et les joueurs. Ils décideront des tactiques avec les line-up manager et gèreront toute la partie sportive.

La prochaine grosse échéance pour le collectif masculin est la Coupe du Monde à Calgary, la FFRS s'investira-t-elle plus, techniquement ou financièrement afin d'aider cette équipe ?

Pour le moment, en vue de l’échéance de Calgary, on ne peut pas dire ce qui sera financé ou pas. On doit d’abord évaluer les coûts en faisant un travail avec les head coachs. A court terme, je vais principalement aider la FAT LINE à avoir des structures pour accueillir ses stages dans les meilleures conditions possibles. Techniquement, physiquement, tactiquement,  je ferai entièrement confiance aux experts de la discipline. J’apporterai mes conseils selon les demandes des entraîneurs: je pense que sur des thèmes comme la gestion de la pression et du stress en championnat, je peux apporter quelques éléments intéressants aussi. Financièrement, quand le budget sera plus précis, il faudra voir quel sera la part de financement FFRS, quel sera la part de financement issu du merch et quel sera l’investissement personnel pour les joueuses et pour le staff.

La FFRS, de part son affiliation avec la FIRS, a certainement une idée en tête ou des objectifs vis-à-vis des Roller Games de 2017, peux-tu nous apporter des informations à ce sujet ou est-ce encore top secret ?

On n’a pas particulièrement d’info à ce jour dans ce domaine. Je peux juste dire que cela sera un objectif majeur pour la FFRS car les Roller Games seront un événement énorme pour la planète roller. Il faut imaginer la taille de l’équipe de France, regroupant toutes les disciplines et le nombre d’athlètes présents, au moins 2000 sur l’ensemble des épreuves ! J’ai fait les JO à Vancouver et je peux vous dire que je suis bien plus excité par les Roller Games que par d’autres Jeux Olympiques…

La situation est encore loin d’être claire entre la FIRS, la WFTDA et les autres organes représentatifs du roller-derby. Ces discussions sont pour le moment entre les mains de chacune de ces organisations et non les miennes. Mais sachez que la Commission entretient des échanges avec la WFTDA et la FIRS. À notre échelle, le but est de préparer dans les meilleures conditions possibles l’équipe de France pour les échéances à venir. 

Pour le roller derby, les Roller Games sont majeurs car ils constitueront des Championnats du Monde « officiels » (en tout cas reconnus par le Ministère français). C’est notamment par le biais de compétitions de ce type que le caractère de « haut niveau » peut être conféré à une discipline. Le concept de sport de haut niveau est d’ailleurs typiquement français.

Cette distinction constitue un intermédiaire entre les sports non reconnus de haut niveau et les sports olympiques. C’est le cas de la course par exemple qui n’est pas un sport olympique mais qui est reconnue de haut niveau. Cette reconnaissance permet notamment d’avoir plus de financement en ce qui concerne l’équipe de France.

Pour le moment, cette reconnaissance permet à certaines disciplines comme la course, le roller-hockey, l’artistique ou le rink-hockey d’être financées fortement par le Ministère, au travers d’une convention d’objectifs. Je simplifie un peu le principe mais l’essentiel y est.

Il est important de s'organiser pour être performant.

Il n’y a ainsi pas de sélection par l’argent dans le processus de sélection : les meilleurs sont choisis par l’entraîneur national (équivalent du head-coach). Les athlètes qui partent pour une compétition de référence sont dans ce cas pris en charge par la FFRS à 100%. Pour le roller derby, il est donc important de s’organiser pour être performant. La reconnaissance de haut niveau se fait notamment en fonction du nombre de pays présents au championnat et du résultat de l’équipe. Les critères du haut niveau changent parfois. La tendance actuelle est d’avoir plus de 25 pays présents au Championnat du Monde et d’obtenir un top 10 pour être reconnu de haut niveeau (ou faire un top 4 s’il y a entre 10 et 25 pays).

J’ai élargi un peu la question car, sur le thème pur et dur des débats entre la FIRS, la WFTDA et la FFRS, à mon échelle, je n’ai pas les billes en main pour vous apporter des réponses. Ce qui comptera c’est d’être performant sur les compétitions de référence et les Roller Games seront la compétition de référence si tout se passe bien à d’autres niveaux (notamment la relation entre la FIRS et la WFTDA), mais pour le moment il est clair que les compétitions classiques proposées sont nos objectifs: Coupe du Monde à Calgary en 2016 et une Coupe du Monde de type « Blood & Thunder ».

Après, pour élargir encore plus le débat, il est évident que si l’on se demande à quelle compétition nous participerons entre une Coupe du Monde « Blood & Thunder » avec 30 pays et un Roller Games à 4 pays avec des règles non-WFTDA, je répondrais que la réponse se trouve dans la question ! Et si vous ne trouvez pas la réponse, et bien, il faut savoir qu’on voudra être les meilleurs donc il faudra bien battre tout le monde.

Pour en savoir plus sur Pascal Briand et sa vision du sport, vous pouvez aussi vous pencher sur son livre "Patiner pour devenir un Champion" qui retrace son parcours sportif.

Photos : MagicYannick.

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